Catégorie : poète Page 1 of 13

Liu Zhangqing – Salut au départ de l’ermite

劉長卿-一路經行

poème de Liu Zhangqing calligraphié en xingcao © corinne leforestier 2026

一路經行處,莓苔見履痕。
白雲依靜渚,春草閉閒門。
過雨看松色,隨山到水源。
溪花與禪意,相對亦忘言。

Liu Zhangqing (709-785)
visite au maître taoïste Ch’ang au Ruisseau du sud

tout le long du chemin où je marche,
dans la mousse les traces de ses socques
des nuages blancs reposent au-dessus d’un îlot paisible
des herbes folles obstruent son portail tranquille
sous la pluie passagère, je contemple la couleur des pins
je gravis la montagne, arrive jusqu’à une source
dans cette atmosphère proprement ch’an, les fleurs du ruisseau s’épanouissent
en leur présence j’oublie les mots

Traduction Tao poèmes – Edition Moundarren

Le voici lu en mandarin (source)

 

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Exercices préparatoires : quatre caractères calligraphiés à partir des modèles de cinq grands calligraphes (extraits du texte « 1000 caractères »)

de gauche à droite :

Huai Su 懷素 (737–799) colonne 1

Mi Fu 米芾 (1051-1107) colonne 2

Wen Zheng Ming 文徵明 (1470-1559) colonne 3

Zhi Yong 智永 (581-618) colonnes 4 et 5

Zhao Meng Fu 趙孟頫 (1252-1322) colonne 6

le 7ème vers
溪花與禪意

dans cette atmosphère proprement ch’an, les fleurs du ruisseau s’épanouissent

7ème vers du poème de Liu Zhangqing calligraphié en xingcao © corinne leforestier 2026

 

la flore du ruisseau

 

Liu Zhangqing – Domaine public, Lien

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Une poésie de Chang Jian : cellule de contemplation derrière le temple Poshan

常建  题破山寺後禅院
清晨入古寺 初日照高林
竹徑通幽處 禪房花木深
山光悅鳥性 潭影空人心
萬籟此俱寂 但余鐘磬音

cellule de contemplation derrière le temple Poshan  – Chang Jian(8ème siècle)

Je pénètre dans l’ancien temple au lever du jour
le soleil levant répand sa lueur sur les grands arbres
un sentier à travers les bambous me conduit à ce coin retiré
la cellule de contemplation s’abrite derrière arbres et fleurs
Les couleurs de la montagne égaient les oiseaux
les ombres qui se jouent sur l’étang purifient le cœur
Aucun bruit de l’extérieur ne perturbe le silence de ce lieu tranquille
On n’entend que le tintement de la cloche du temple

traduction Shi Bo

poème de Chang Jian calligraphié en © corinne leforestier 2025

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Exercices préparatoires : quatre caractères calligraphiés à partir des modèles de cinq grands calligraphes (extraits du texte « 1000 caractères »)

de gauche à droite :

Huai Su 懷素 (737–799) colonne 1

Mi Fu 米芾 (1051-1107) colonne 2

Wen Zheng Ming 文徵明 (1470-1559) colonne 3

Zhi Yong 智永 (581-618) colonnes 4 et 5

Zhao Meng Fu 趙孟頫 (1252-1322) colonne 6

 

le voici lu en mandarin : source ici

常建  题破山寺後禅院
清晨入古寺 初日照高林
竹徑通幽處 禪房花木深
山光悅鳥性 潭影空人心
萬籟此俱寂 但余鐘磬音

 

une autre composition de la calligraphie

poème de Chang Jian calligraphié en © corinne leforestier 2025

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Un poème de Lu Yu : Improvisation

雜詠
陸游

得過一日且一日
安知今吾非故吾
袖手明窗讀周易
不辜香飯一齋盂

improvisation de Lu Yu (1125 – 1210)
je vis au jour le jour,
ignorant si le « je » d’aujourd’hui diffère de celui d’hier
les mains dans les manches près de la fenêtre
lumineuse, je lis « le classique du changement »
histoire de ne pas décevoir mon bol de riz parfumé

Lu yu « Le vieil homme qui n’en fait qu’à sa guise » – Edition Moundarren

poème de luyu calligraphié en © corinne leforestier 2025

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Exercices préparatoires : quatre caractères calligraphiés à partir des modèles de cinq grands calligraphes (extraits du texte « 1000 caractères »)

de gauche à droite :

Huai Su 懷素 (737–799) colonne 1

Mi Fu 米芾 (1051-1107) colonne 2

Wen Zheng Ming 文徵明 (1470-1559) colonne 3

Zhi Yong 智永 (581-618) colonnes 4 et 5

Zhao Meng Fu 趙孟頫 (1252-1322) colonne 6

 

une autre composition du même poème

poème de luyu calligraphié en © corinne leforestier 2025

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Un poème de Lu Yu : Journée de printemps

春日
陸游

雪山萬疊看不厭
雪盡山青又一奇
今代江南無畫手
矮牋移入放翁詩

Journée de printemps de Lu Yu (1125 – 1210)
dix mille replis de montagne enneigées je contemplais sans me lasser
La neige a fondu, les montagnes bleues sont tout aussi splendides
aujourd’hui, au sud du fleuve, nul bon peintre
sur une courte feuille le vieillard qui n’en fait qu’à sa guise les déplace dans son poème

Luyu « Le vieil homme qui n’en fait qu’à sa guise » – Edition Moundarren

poésie de lu yu calligraphiée en xing cao © corinne leforestier 2025

une autre composition du même poème

poésie de lu yu calligraphiée en xing cao © corinne leforestier 2025

les deux premiers vers du poème

les 2 premiers vers du poème de lu yu calligraphiés en xing cao © corinne leforestier 2026

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Une poésie de Su Dong Po (Su Shi) : Inscrit sur le mur de la chambre de maître chan, au temple des deux bambous

蘇軾  書雙竹湛師房二首
暮鼓朝鐘自擊撞
閉門孤枕對殘釭
白灰旋撥通紅火
臥聽蕭蕭雨打窗

Inscrit sur le mur de la chambre de maître chan, au temple des deux bambous  – Su Dong Po(1037~1101)

au crépuscule on frappe le tambour, à l’aube on sonne la cloche
porte close, sur l’oreiller solitaire face à la lampe qui s’éteint
je remue les cendres blanches, aussitôt le feu se ranime
allongé, j’écoute « siao » « siao » la pluie tape à la fenêtre

Le poêle et le poète et autres plaisirs de l’hiver-Edition Moundarren

poésie de Su Dong Po calligraphiée en xing cao © corinne leforestier 2025

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Exercices préparatoires : quatre caractères calligraphiés à partir des modèles de cinq grands calligraphes (extraits du texte « 1000 caractères »)

de gauche à droite :

Huai Su 懷素 (737–799) colonne 1

Mi Fu 米芾 (1051-1107) colonne 2

Wen Zheng Ming 文徵明 (1470-1559) colonne 3

Zhi Yong 智永 (581-618) colonnes 4 et 5

Zhao Meng Fu 趙孟頫 (1252-1322) colonne 6

 

une autre composition de la calligraphie

poésie de Su Dong Po calligraphiée en xing cao © corinne leforestier 2025

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Une poésie de Li Bai : Au pavillon de la Grue jaune adieu à Meng Haoran qui part pour Guangling

李白-黄鹤楼送孟浩然之广陵
故人西辭黃鶴樓
煙花三月下揚州
孤帆遠影碧空盡
唯見長江天際流

Au pavillon de la Grue jaune
Adieu à Meng Haoran qui part pour Guangling – Li Bai (701-762)

Mon vieil ami m’a quitté
au pavillon de la Grue jaune à l’ouest
Il va à Yangzhou
en ce mois de mars de brume et de fleur
Sa voile solitaire se découpe sur le lointain ciel bleu
Je ne vois que le grand cours d’eau
qui s’étire vers l’horizon

traduction Shi Bo

calligraphie en caoshu – corinne leforestier 2025

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Exercices préparatoires

pour chaque vers de droite à gauche :
1 style kaishu (régulier), 2 style xingshu (courant),3 style caoshu (herbe folle), 4 et 5  style de Su Dong Po

  

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calligraphie dans le style de Su Dong Po

Voici le poème lu en mandarin

Táng – lǐ bái

gù rén xī cí huáng hè lóu
yān huā sān yuè xià yáng zhōu
gū fān yuǎn yǐng bì kōng jìn
wéi jiàn cháng jiāng tiān jì liú

唐 – 李白
故人西辭黃鶴樓
煙花三月下揚州
孤帆遠影碧空盡
唯見長江天際流

autre composition en caoshu – Corinne Leforestier 2025

La Tour de la Grue jaune, par le peintre Xia Yong (en), dynastie Yuan. source

La Tour de la Grue jaune, par le peintre Xia Yong (en), dynastie Yuan. source

bonne année 2026

et ne me confondez pas avec une grue jaune : je suis un gros bec jaune !

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Une poésie de Su Dong Po (Su Shi) Inscrit sur le mur du temple de la Forêt de l’ouest

蘇軾  題西林壁
橫看成嶺側成峰
遠近高低各不同
不識盧山真面目
只緣身在此山中

Inscrit sur le mur du temple de la Forêt de l’ouest  – Su Dong Po(1037~1101)

de face on dirait une chaine, de profil un pic
de près ou de loin, d’en haut ou d’en bas, la montagne n’est jamais la même
impossible de connaitre le vrai visage du mont Lu
à plus forte raison quand on est au beau milieu

traduction Shi Bo

Ce poème gravé sur les parois du temps de Xilin est très célèbre

Inscription « Écrit sur le mur du temple de Xilin » sur une stèle du temple de Xilin à Lushan. source

une autre composition de la calligraphie

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Yuan Mei – Un temple dans la campagne

poème de yuan mai calligraphié en xingshu par Corinne Leforestier – 2025

袁枚-野寺

兩三間屋一溪水
庵久無僧佛墜几
香灰滿地旋作風
松鼠銜旛亂搖尾
我來誤踏野葛花
驚飛蛺蝶成團起

Yuan mei (1716-1797)
Un temple dans la campagne

Deux ou trois bâtiments près d’un ruisseau
il y a longtemps que les moines ont désertés le monastère,
le bouddha est tombé de l’autel
les cendres de l’encens couvrant le sol se soulèvent avec le vent
un écureuil vole en agitant frénétiquement sa queue
en partant, sans faire attention, je piétine des lupins sauvages en fleur
effrayés, les papillons s’envolent, s’élevant tel un essaim

Yuan Mei « Epicurien taoïste » – Edition Moundarren

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Exercices préparatoires : quatre caractères calligraphiés à partir des modèles de cinq grands calligraphes (extraits du texte « 1000 caractères »)

de gauche à droite :

Huai Su 懷素 (737–799) colonne 1

Mi Fu 米芾 (1051-1107) colonne 2

Wen Zheng Ming 文徵明 (1470-1559) colonne 3

Zhi Yong 智永 (581-618) colonnes 4 et 5

Zhao Meng Fu 趙孟頫 (1252-1322) colonne 6

 les deux caractères 來 et 成 peuvent beaucoup se ressembler  dans le style caoshu.

Les retrouvez-vous dans la calligraphie ci-dessous ?

poème de yuan mai calligraphié en caoshu par Corinne Leforestier – 2025

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une peinture entre eau et feu

tourbillonnements – entre eau et feu – technique mixte sur toile 116 x 89 – 2025 Corinne Leforestier

Avant que vous comptiez dix
tout change: le vent ôte
cette clarté des hautes
tiges de maïs,

pour la jeter ailleurs;
elle vole, elle glisse
le long d’un précipice
vers une clarté-soeur

qui déjà, à son tour,
prise par ce jeu rude,
se déplace pour
d’autres altitudes.

Et comme caressée
la vaste surface reste
éblouie sous ces gestes
qui l’avaient peut-être formée.

Rainer Maria Rilke – Les quatrains valaisans

Quelques détails de la peinture qui rêvent de s’envoler au vent

 

 

 

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un autre poème de Tao Yuanming

酬劉柴桑

Réponse de Liu, de Tsai-sang

陶淵明 Tao Yuanming (365-427)

窮居寡人用 時忘四運周
櫚庭多落葉 慨然知已秋
新葵郁北牖 嘉穟養南疇
今我不為樂 知有來歲不
命室攜童弱 良日登遠游

habitant à l’écart, j’ai peu d’obligations mondaines
j’en oublie même le temps qui passe
La cour déserte est jonchée de feuilles mortes,
ému, je réalise que l’automne est déjà là
les guimauves s’épanouissent devant la fenêtre au nord
de belles céréales poussent dans les jardins au sud
pourquoi ne pas m’en réjouir aujourd’hui ?
Nul ne sait si l’année prochaine il sera encore de ce monde
j’appelle ma femme afin que nous amenions les jeunes enfants
profitant de cette belle journée, nous partons pour une longue promenade.

traduction Edition Moundarren
Tao Yuan Ming – l’homme, la terre, le ciel

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Le même poème calligraphié horizontalement vers par vers
en xingshu puis en kaishu

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une autre composition de la même calligraphie en style libre

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les 2 premiers vers du poème

habitant à l’écart, j’ai peu d’obligations mondaines
j’en oublie même le temps qui passe

Et vous ? Oubliez-vous le temps qui passe ?

 


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