Catégorie : encre

Les périgrinations de Su Dongpo (Su Shi) – Kaifeng

Il passe dans cette ville (capitale des Song,  nommée alors Biànjīng)  ses examens impériaux avec brio. C’est le centre de sa vie politique mouvementée.

il y revient en 1085 , dirige le grand secrétariat de l’académie de Hanlin

« long de la rivière pendant le  festival Qingming » (détail) – l’oeuvre complète  清明上河圖 de Zhang Zeduan est à retrouver ici

 

Vous pouvez visualiser les autres étapes en cliquant ici >>>>

 

江上看山  蘇東坡
人生到處知何似
應似飛鴻踏雪泥
泥上偶然留指爪
鴻飛哪復計東西
老僧已死成新塔
壞壁無由見舊題
往日崎嶇還記否
路長人困蹇驢嘶

Du fleuve contemplant les montagnes – Su Dongpo(1037~1101)

La vie est comme une ombre fugace,
comme les empreintes d’une oie sauvage sur la neige.
Une trace fortuite subsiste dans la boue,
mais l’oie s’envole, pour ne jamais revenir.
Le vieux moine est mort, son nouveau stupa se dresse ;
l’ancienne inscription sur le mur délabré a disparu.
Te souviens-tu encore du chemin escarpé d’antan ?
Le chemin était long, le voyageur las, et l’âne ne cessait de braire.

« Su Tung Po – rêve de printemps » – Edition Moundarren

les deux premiers vers de Su Dongpo calligraphié en xingcao – Corinne Leforestier 2026

 

le dernier vers
路長人困蹇驢嘶

Le chemin était long, le voyageur las, et l’âne ne cessait de braire.

le dernier vers de Su Dongpo calligraphié en xingcao – Corinne Leforestier 2026

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Le voyage est long …
Prochaine mise à jour 2 Août 2026.

Le voyage est long – 2 encres 42 x 15 – Corinne Leforestier juin 2026

Bon mois de juillet

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Dans le brouillard et l’orage : histoire d’une montagne – une série d’encres récentes

Voici une série d’encres réalisées cet automne inspirées du livre « histoire d’une montagne » du géographe et anarchiste Elisée Reclus, accompagnée de deux  extraits de son livre.

Encre 50 x 40 sur papier de chine marouflée sur lana 76 x 56 – 2019 Corinne Leforestier

DANS LE BROUILLARD

On se trouve comme dans un monde nouveau, à la fois redoutable et fantastique, lorsqu’on parcourt la montagne au milieu du brouillard. Même en suivant un sentier bien frayé, sur des pentes faciles, on éprouve un certain effroi à la vue des formes environnantes, dont le profil incertain tantôt semble osciller dans la brume, qui tantôt s’épaissit, tantôt devient plus claire.

 

DANS L’ORAGE

DANS L’ORAGE

Les arbres, les broussailles qui croissent sur les escarpements dardent leurs rameaux à travers la brume, d’une façon menaçante; parfois même, on ne voit qu’une masse noirâtre serpentant dans l’ombre grise : c’est une branche dont le tronc reste invisible. On a le visage baigné par une fine pluie; les touffes de gazon, les bruyères, sont autant de réservoirs d’eau glacée où l’on se mouille comme à la traversée d’un lac. Les membres se raidissent; le pas devient incertain; on risque de glisser sur l’herbe ou sur le roc humide et de rouler dans le précipice. Des rumeurs terribles remontent d’en bas et semblent prédire un sort fatal; on entend la chute des pierres qui s’écroulent, des branches chargées de pluie qui grincent sur leur tronc, le sourd tonnerre de la cascade et le sinistre clapotement des eaux du lac contre ses rives. C’est avec épouvante que l’on voit la brume se charger de la sombreur du crépuscule et que l’on pense à la terrible alternative de la mort par le dérochement ou par le froid.

Elisée Reclus (1830 – 1905) – Histoire d’une montagne

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Zhuang Zi (Tchouang Tseu), le rêve du papillon : 3 livres uniques sur « cahier impérial »

tchouang tseu: : le rêve du papillon celligraphies et encres de Corinne Leforestier

couverture de l’exemplaire N°3

3 exemplaires sur « cahier impérial »
14 x 17 – 11 encres
© Corinne Leforestier

莊周夢蝶
昔者莊周夢為胡蝶,栩栩然胡蝶也。自喻適志與!不知周也。俄然覺,則蘧蘧然周也。不知周之夢為胡蝶與?胡蝶之夢為周與?周與胡蝶,則必有分矣。此之謂物化。

 

le rêve du papillon de tchouang tseu - calligraphie et encre de corinne leforesierZhuang Zi (4ème siècle avt.)
Le rêve du papillon
Jadis, Zhuangzi rêva qu’il était papillon, voletant heureux de son sort, et ignorant qu’il était Zhuangzi.
Soudain il s’éveilla, indiscutablement Zhuangzi lui-même. Il ne sut plus si c’était Zhuangzi qui s’était rêvé papillon, ou un papillon qui rêvait être Zhuangzi.
Entre Zhuangzi et un papillon, il doit bien exister une différence !
C’est ce qu’on appelle la Transformation des choses.

feuilletez l’exemplaire N°3
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