Catégorie : encre

Les pérégrinations de Su Dongpo (Su Shi) – Xuzhou

Su Dongpo  fut gouverneur de  Xuzhou (徐州) entre 1077 et 1079.

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Ce séjour est une période marquée par son rôle héroïque face aux inondations du fleuve Jaune, mais aussi par une production artistique et littéraire intense juste avant son arrestation et son exil.
Voici un poème célèbre qu’il composa alors.

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東欄梨花  蘇東坡
梨花淡白柳深青
柳絮飛時花滿城
惆悵東欄一株雪
人生看得幾清明

Les fleurs de poirier de la balustrade orientale – Su Dongpo(1037~1101)

Les fleurs de poirier sont d’un blanc pâle, le saule d’un vert profond,
Quand les chatons de saule s’envolent, les fleurs emplissent la ville.
Mélancolique, je contemple ce « monceau de neige » à la balustrade est,
Combien de fêtes de la Clarté peut-on voir dans une vie ?

poème de Su Dongpo calligraphié en xingcao  sur papier de riz 70 x 47 – Corinne Leforestier 2026

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les deux premiers vers
梨花淡白柳深青
柳絮飛時花滿城
Les fleurs de poirier sont d’un blanc pâle, le saule d’un vert profond,
Quand les chatons de saule s’envolent, les fleurs emplissent la ville.

les 2 premiers vers calligraphiés en xingcao  sur papier de riz 100 x 50 – Corinne Leforestier 2026

 

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une autre composition du poème en format 70 x 47

poème de Su Dongpo calligraphié en xingcao sur papier de riz 46 x 37 – Corinne Leforestier 2026

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Les pérégrinations de Su Dongpo (Su Shi) – Mizhou

Su Dongpo  fut gouverneur de Mizhou (密州) – actuelle Zhucheng (诸城) entre 1074 et 1076.

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C’est une période de relative disgrâce politique et l’une des plus prolifiques de sa carrière littéraire.
C’est ici qu’il a réinventé le genre de la poésie Ci 詞 (des poèmes écrits sur des mélodies existantes) en y insufflant un style héroïque et philosophique.

Il fait restaurer à Mizhou La Terrasse Chaoran (超然台).
C’est sur cette terrasse qu’a été composé le poème de cet article.

Je l’ai calligraphié en grand format (100 x 50) et en format plus petit (70 x 47). La calligraphie en grand format demande plus d’énergie et lorsque l’on est entraîné dans le flot du pinceau, c’est une vraie jubilation.

望江南 超然台作  蘇東坡
春未老
風細柳斜斜。
試上超然臺上看,
半壕春水一城花。
煙雨暗千家。
寒食後,
酒醒卻諮嗟。
休對故人思故國,
且將新火試新茶。
詩酒趁年華

Sur l’air de « Nostalgie du sud du fleuve » composé sur la Terrasse du Détachement – Su Dongpo(1037~1101)

Le printemps n’est pas encore avancé, dans la brise légère les saules sont obliques
nous montons sur la Terrasse du Détachement pour contempler le paysage
les douves sont à moitié remplies par les eaux printanières, toute la ville est fleurie
la bruine assombrit mille maisons après la fête du Manger froid,
au réveil de l’ivresse à nouveau je soupire en compagnie de bons amis j’oublie mon pays natal
nous allumons le nouveau feu et goûtons le nouveau thé
avec des poèmes et du vin nous jouissons de cet agréable moment.

« Su Tung Po – rêve de printemps » – Edition Moundarren

poème de Su Dongpo calligraphié en xingcao  sur papier de riz 100 x 50 – Corinne Leforestier 2026

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Le voici chanté (source)

《望江南.超然臺作》
蘇軾 春未老,風細柳斜斜。試上超然臺上看,半壕春水一城花,煙雨暗千家。
寒食後,酒醒卻咨嗟。休對故人思故國,且將新火試新茶,詩酒趁年華。

 

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une autre composition du poème en format 70 x 47

poème de Su Dongpo calligraphié en xingcao  sur papier de riz 70 x 47 – Corinne Leforestier 2026

Zadig, la petite chatte, a bien apprécié l’épaisseur de la pile des essais …

chut !…

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Les pérégrinations de Su Dongpo (Su Shi) – Hangzhou

Hangzhou est le refuge de cœur de Su Shi . Il y séjourne de 1071 à 1074.
Gouverneur à deux reprises, il a fait construire la digue qui porte son nom sur le Lac de l’Ouest.

Lac de l’ouest attribué à Li Song – Dynastie des Song du Sud (1127-1279) – Source

 

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飲湖上初晴後雨  蘇東坡
水光瀲灩晴方好
山色空濛雨亦奇
欲把西湖比西子
淡妝濃抹總相宜

Buvant sur le Lac, au début il fait beau, ensuite il se met à pleuvoir – Su Dongpo(1037~1101)

Le miroitement des eaux est superbe par beau temps
La brume sur les monts sous la pluie est aussi merveilleuse
Si l’on compare le Lac de l’Ouest à la belle Xishi
Parée d’un fard léger ou vif, elle est toujours ravissante

poème de Su Dongpo calligraphié en xingcao  sur papier de riz 70 x 47 – Corinne Leforestier 2026

les deux premiers vers
水光瀲灩晴方好
山色空濛雨亦奇

Le miroitement des eaux est superbe par beau temps
La brume sur les monts sous la pluie est aussi merveilleuse

les deux premiers vers de Su Dongpo calligraphié en xingcao – Corinne Leforestier 2026

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Le voici lu en mandarin
水光瀲灩晴方好
山色空濛雨亦奇
欲把西湖比西子
淡妝濃抹總相宜

 

une autre composition du poème

poème de Su Dongpo calligraphié en xingcao sur papier de riz 46 x 37 – Corinne Leforestier 2026

 

Les eaux du lac sont limpides … Profitons-en !
Prochaine mise à jour 30 Août 2026.

Bon mois d’Août

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Les pérégrinations de Su Dongpo (Su Shi) – Kaifeng

Il passe dans cette ville (capitale des Song,  nommée alors Biànjīng)  ses examens impériaux avec brio. C’est le centre de sa vie politique mouvementée.

il y revient en 1085 , dirige le grand secrétariat de l’académie de Hanlin

« long de la rivière pendant le  festival Qingming » (détail) – l’oeuvre complète  清明上河圖 de Zhang Zeduan est à retrouver ici

 

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江上看山  蘇東坡
人生到處知何似
應似飛鴻踏雪泥
泥上偶然留指爪
鴻飛哪復計東西
老僧已死成新塔
壞壁無由見舊題
往日崎嶇還記否
路長人困蹇驢嘶

Du fleuve contemplant les montagnes – Su Dongpo(1037~1101)

La vie est comme une ombre fugace,
comme les empreintes d’une oie sauvage sur la neige.
Une trace fortuite subsiste dans la boue,
mais l’oie s’envole, pour ne jamais revenir.
Le vieux moine est mort, son nouveau stupa se dresse ;
l’ancienne inscription sur le mur délabré a disparu.
Te souviens-tu encore du chemin escarpé d’antan ?
Le chemin était long, le voyageur las, et l’âne ne cessait de braire.

« Su Tung Po – rêve de printemps » – Edition Moundarren

les deux premiers vers de Su Dongpo calligraphié en xingcao – Corinne Leforestier 2026

 

le dernier vers
路長人困蹇驢嘶

Le chemin était long, le voyageur las, et l’âne ne cessait de braire.

le dernier vers de Su Dongpo calligraphié en xingcao – Corinne Leforestier 2026

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Le voyage est long …
Prochaine mise à jour 2 Août 2026.

Le voyage est long – 2 encres 42 x 15 – Corinne Leforestier juin 2026

Bon mois de juillet

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Dans le brouillard et l’orage : histoire d’une montagne – une série d’encres récentes

Voici une série d’encres réalisées cet automne inspirées du livre « histoire d’une montagne » du géographe et anarchiste Elisée Reclus, accompagnée de deux  extraits de son livre.

Encre 50 x 40 sur papier de chine marouflée sur lana 76 x 56 – 2019 Corinne Leforestier

DANS LE BROUILLARD

On se trouve comme dans un monde nouveau, à la fois redoutable et fantastique, lorsqu’on parcourt la montagne au milieu du brouillard. Même en suivant un sentier bien frayé, sur des pentes faciles, on éprouve un certain effroi à la vue des formes environnantes, dont le profil incertain tantôt semble osciller dans la brume, qui tantôt s’épaissit, tantôt devient plus claire.

 

DANS L’ORAGE

DANS L’ORAGE

Les arbres, les broussailles qui croissent sur les escarpements dardent leurs rameaux à travers la brume, d’une façon menaçante; parfois même, on ne voit qu’une masse noirâtre serpentant dans l’ombre grise : c’est une branche dont le tronc reste invisible. On a le visage baigné par une fine pluie; les touffes de gazon, les bruyères, sont autant de réservoirs d’eau glacée où l’on se mouille comme à la traversée d’un lac. Les membres se raidissent; le pas devient incertain; on risque de glisser sur l’herbe ou sur le roc humide et de rouler dans le précipice. Des rumeurs terribles remontent d’en bas et semblent prédire un sort fatal; on entend la chute des pierres qui s’écroulent, des branches chargées de pluie qui grincent sur leur tronc, le sourd tonnerre de la cascade et le sinistre clapotement des eaux du lac contre ses rives. C’est avec épouvante que l’on voit la brume se charger de la sombreur du crépuscule et que l’on pense à la terrible alternative de la mort par le dérochement ou par le froid.

Elisée Reclus (1830 – 1905) – Histoire d’une montagne

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Zhuang Zi (Tchouang Tseu), le rêve du papillon : 3 livres uniques sur « cahier impérial »

tchouang tseu: : le rêve du papillon celligraphies et encres de Corinne Leforestier

couverture de l’exemplaire N°3

3 exemplaires sur « cahier impérial »
14 x 17 – 11 encres
© Corinne Leforestier

莊周夢蝶
昔者莊周夢為胡蝶,栩栩然胡蝶也。自喻適志與!不知周也。俄然覺,則蘧蘧然周也。不知周之夢為胡蝶與?胡蝶之夢為周與?周與胡蝶,則必有分矣。此之謂物化。

 

le rêve du papillon de tchouang tseu - calligraphie et encre de corinne leforesierZhuang Zi (4ème siècle avt.)
Le rêve du papillon
Jadis, Zhuangzi rêva qu’il était papillon, voletant heureux de son sort, et ignorant qu’il était Zhuangzi.
Soudain il s’éveilla, indiscutablement Zhuangzi lui-même. Il ne sut plus si c’était Zhuangzi qui s’était rêvé papillon, ou un papillon qui rêvait être Zhuangzi.
Entre Zhuangzi et un papillon, il doit bien exister une différence !
C’est ce qu’on appelle la Transformation des choses.

feuilletez l’exemplaire N°3
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