Catégorie : WANG WEI

Wang Wei – Un soir d’automne dans un chalet de montagne

王维 – 山居晚秋

Wang Wei (701 – 761)
Un soir d’automne dans un chalet de montagne

Un poème de Wang Wei calligraphié en xingcao en 2020 – © corinne leforestier

空山新雨後
天氣晚來秋
明月松間照
清泉石上流
竹喧歸浣女
蓮動下漁舟
隨意春芳歇
王孫自可留

Dans la montagne déserte
La pluie est tombée à nouveau
Le soir il fait déjà un temps d’automne
Le clair de lune se répand entre les pins
La source limpide galope sur le gravier
Des bambous parviennent
Des cris des lavandières sur le chemin de retour
Les lotus dansent au passage des bateaux
Les plantes printanières sont fanées depuis longtemps
Mais vous pouvez rester ici mes amis charmants

Traduction de Shi bo


Le premier vers de ce poème

Dans la montagne déserte la pluie est tombée à nouveau

Wang Wei – un poème improvisé

王维 – 雜詩

calligraphié en xingcao  sur papier de riz 50 x 37 © Corinne Leforestier

君自故鄉來

應知故鄉事

來日綺窗前

寒梅著花未

Wang Wei (701 – 761)
Poème improvisé

Tu viens de mon pays natal,
Tu dois connaître ce qui s’y passe.
Le jour de ton départ le prunier grimpe à la fenêtre
malgré le froid, est-il déjà en fleurs ?

Traduction de Shi bo

Wang Wei – dans la montagne : vidéo d’une calligraphie en caoshu

王维 – 山中

Voici la vidéo de la calligraphie du poème « dans la montagne »
de Wang-Wei réalisée en septembre 2018 à Chaudon

 

calligrdans la montagne

calligraphie en caoshu sur papier 50×70  © Corinne Leforestier

荊溪白石出
天寒紅葉稀
山路元無雨
空翠濕人衣

Wang Wei (701 – 761)
Visite du Temple Xiangji

Rochers blancs surgissant des eaux de Jing
Feuilles rouges, ça et là, dans le ciel froid
Il n’a pas plu sur le sentier de montagne
Seul l’azur du vide mouille nos habits.

Traduction de François Cheng
L‘écriture poétique chinoise p.137

retour haut de page

Wang Wei – Visite du Temple Xiangji

王维 – 过香积寺

un poème de wang wei calligraphié en caoshu en 2019 - © corinne leforestier

calligraphié en caoshu sur papier de riz 50 x 70 © Corinne Leforestier

不知香积寺

数里入云峰

古木无人径

深山何处钟

泉声咽危石

日色冷青松

薄暮空潭曲

安禅制毒龙

Wang Wei (701 – 761)
Visite du Temple Xiangji

Ne sachant pas où se situe le Temple Xiangji
Je marche quelques li et me perds dans les monts ennuagés
La forêt trop dense, sans aucun sentier à suivre
D’où me parvient alors ce son des cloches
Qui résonne dans cette montagne si profonde ?
Une source chuchote parmi des rochers abrupts
Des rayons froids du soleil filtrent entre les pins verts
La nuit tombe sur l’étang calme
Je prie de maîtriser le dragon énorme

Traduction de Shi bo

alimenté par Terracolorosa & Thème par Anders Norén